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Ruby Villar-Documet

Neurosciences et Psychophysiologie Clinique Appliquée

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Le Syndrome d’Asperger (TSA) Diagnostic, Décryptages, Neurofeedback

2.- Origine du syndrome Asperger :

En 1944, Hans Asperger considère l’origine de ce trouble comme héréditaire en constatant des similitudes de caractère entre les patients et des membres de leur famille, dont surtout le père, et il rajoute : « Le fait que ces enfants soient autistiques n’est pas dû à des influences d’éducation défavorables d’un enfant unique, mais à des dispositions héritées des parents, lesquels sont aussi autistiques »

De récentes recherches ont permis de mettre en évidence que 46% des membres au premier degré de la famille d’un enfant avec un syndrome d’Asperger ont un profil similaire en termes d’aptitudes et de comportements (Volkmar, Klin and Pauls, 1998). Ces résultats suggèrent que le syndrome d’Asperger pourrait, au moins partiellement, avoir une origine génétique.

Cependant, comme l’autisme conventionnel, le syndrome d’Asperger résulte de particularismes neurologiques. Certaines zones du cerveau de l’enfant Asperger ne fonctionnent pas comme elles le devraient, et les rôles qu’elles remplissent habituellement chez les sujets typiques sont remplis par d’autres zones corticales.

Certaines études suggèrent aussi que le syndrome d’Asperger implique une prédominance de l’hémisphère gauche sur le droit. L’hémisphère gauche est le siège du langage, du raisonnement abstrait et de la logique. L’hémisphère droit est quant à lui le siège des émotions les plus courantes, de l’empathie, et de la créativité. À cause de la prédominance de l’hémisphère gauche, les individus Asperger présenteraient des facilités dans les activités faisant appel aux capacités typiques de cet hémisphère, et des déficits dans celles impliquant l’autre. Cette théorie n’explique toutefois pas l’intégralité des symptômes du syndrome.

Les particularismes d’Asperger sont certainement bien plus nombreux. La prédominance de l’hémisphère gauche est un bon point de départ, auquel il conviendrait d’ajouter l’emploi supérieur à la moyenne des deux lobes frontaux (Ceci dit ; les individus Asperger ont une tendance forte à l’intellectualisation des sentiments, des ressentis et des sensations. On sait aujourd’hui que certaines fonctions remplies par le lobe temporal sont déportées vers les lobes frontaux, qui sont des zones associatives permettant — entre autres — le raisonnement abstrait. Chez l’individu Asperger, certains sons et certaines images sont traités par le lobe frontal, alors qu’ils le sont par d’autres zones chez les individus typiques. Cette particularité fonctionnelle pourrait aussi expliquer la forte propension des individus Asperger à la synesthésie).

…À l’heure actuelle, l’origine exacte de ce syndrome n’a pas encore été déterminée.