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Ruby Villar-Documet

Neurosciences et Psychophysiologie Clinique Appliquée

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Le Syndrome d’Asperger (TSA)Diagnostic, Décryptages, Neurofeedback

3.- Epidémiologie :

La prévalence du syndrome d’autisme Asperger est variable selon les définitions choisies pour les études.

La première étude réalisée par Wing et Gould, en 1979, retrouvait une prévalence de 1,7 pour 10000, avec un sex-ratio de 3,8 garçons pour 8 filles.

Utilisant leurs propres critères (Gillberg et Gillberg, 1989), Gillberg et Ehlers., en 1993, retrouve dans une population de 1500 jeunes âgés de 7 à 16 ans, une prévalence de 3,6 pour 1000 [23]. Cette étude semble confirmer les dires d’Asperger en 1944, qui disait que ce tableau clinique était fréquent pourvu qu’on sache le reconnaître.

Dans une étude de Fombonne et al. de 2005 elle est de 3 pour 10000, en utilisant les critères DSM-IV. Dans son étude de 2009, elle est évaluée à 6 pour 10000.

La fréquence du trouble est plus élevée chez le garçon, avec un sex-ratio de 3,8 garçons pour 8 filles dans l’étude de Wing et Gould (1979); de 4 garçons pour une fille pour Gillberg et Ehlers. Cette différence est parfois expliquée par une plus grande capacité chez les filles avec syndrome d’Asperger de « camouflage social ».

En termes statistiques, on suppose aujourd’hui qu’une personne sur cent souffre de troubles plus ou moins marqués du spectre autistique. Le syndrome d’Asperger est nettement prévalent chez les garçons : seuls deux individus Asperger sur dix sont des filles.